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    <title>crisis</title>
    <link>https://www.revue-mem.com/101</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Filmer au Liban en temps d’effondrement : une crise des langages cinématographiques ?</title>
      <link>https://www.revue-mem.com/94</link>
      <description>Cet article entend développer une réflexion sur les langages cinématographiques en temps de crises au Liban entre 2019 et 2022. L’objectif est de comprendre comment les cinéastes ont vu leur relation au cinéma changer, et de discerner comment ces évolutions se reflètent dans la forme finale des films. Pour ce faire, la méthodologie utilisée est pluridisciplinaire et comprend une série d’entretiens avec des cinéastes, mêlée à l’analyse filmique de courts métrages. Cette approche permettra de s’emparer des images filmiques comme un objet de parole et d’expression à part entière. La démarche donne lieu à des questions plus larges sur les liens entre engagements politiques et artistiques. This article aims to develop a reflection on cinematic languages in time of crisis in Lebanon between 2019 and 2022. The goal is to understand how filmmakers have seen their relationship to cinema change and to discern how these shifts are reflected in the final forms of the films. The methodology used is multidisciplinary and includes a series of interviews with filmmakers, combined with the filmic analysis of short films. This approach allows us to comprehend filmic images as an object of speech and expression in its own way. This approach evokes broader questions on the links between political and artistic commitment. </description>
      <pubDate>lun., 04 sept. 2023 20:38:42 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 31 oct. 2023 16:57:53 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Cartographier la crise de la parole dans A Voyage to Pagany (1928) de William Carlos Williams</title>
      <link>https://www.revue-mem.com/116</link>
      <description>Dans A Voyage to Pagany (1928), Evans, tout comme l’auteur William Carlos Williams, est un médecin qui visite l’espace méditerranéen et rencontre des Européens avec qui il tente de communiquer malgré diverses barrières linguistiques. La crise de la parole est mise en évidence lorsque le personnage ne parvient pas à s’exprimer au sein d’un continent qui ne lui est pas familier. L’analyse transdisciplinaire, esthétique et sociologique du roman A Voyage to Pagany permet de mettre en lumière la dimension territoriale de la mise en crise de la parole dans ce roman. Les espaces périphériques tels que la mer donnent lieu à un langage brouillé et codifié reflétant le caractère mystérieux de ce territoire inconnu. Néanmoins, la visite des espaces centraux comme la Côte d’Azur n’éclaircit pas le langage tant le sens (aussi bien directionnel que sémantique) disparaît au profit des sensations, donnant lieu à une géopoétique. Enfin, les espaces liminaux, bien qu’ils matérialisent le rapprochement des langues et leur hybridation, sont des lieux où les langues se croisent sans jamais véritablement s’établir. La langue natale du personnage, nommément l’anglais américain, apparaît in fine comme seul vecteur de communication. La crise de la parole dépeinte dans A Voyage to Pagany s’érige ainsi comme symptôme d’une crise de la modernité tant l’attachement de Williams à l’anglais s’oppose à la polyphonie et à l’hétéroglossie développée par T. S. Eliot et les autres modernistes expatriés en Europe. In A Voyage to Pagany (1928), Evans, just like the writer William Carlos Williams, is a doctor who visits the Mediterranean space and meets with Europeans with whom he tries to communicate. Language is put in crisis when the protagonist is unable to express himself in this unfamiliar continent. This article’s transdisciplinary approach, both aesthetic and social, shows the territorial implications of the linguistic crisis at stake in A Voyage to Pagany. Peripheral spaces such as the sea are described through a codified language reflecting the mysterious aspect of this unknown territory. Even if this territory is subsequently visited, language is not clarified as sense (both directional and semantic) disappears behind sensations, giving way to a geopoetic style in the novel. Finally, liminal spaces, even if they materialize the exchanges between languages and their hybridization, are places where languages crisscross but do not last. The character’s native language, namely American English, eventually appears as the only reliable vector of communication. The language in crisis depicted in A Voyage to Pagany thus becomes a symptom of a modernity crisis since Williams’s attachment to English contrasts with the polyphony and heteroglossia developed by T. S. Eliot and the other expatriated modernists. </description>
      <pubDate>mer., 06 sept. 2023 10:45:47 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 31 oct. 2023 16:56:45 +0100</lastBuildDate>
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